Echos Scientifiques

07 juillet 2019

La participation de la population riveraine dans les efforts de la protection de la nature est la clé du tourisme durable

Le manque de participation de la population aux efforts de la protection de l’environnement est l’un des déficits entraînant la pression accrue sur les aires protégées de la RDC.

Env

Or, d'’après Kengo Aloko Sarah, auteure de « stratégies du tourisme durable dans les aires protégées de la RD Congo : étude comparative des jardins botaniques d’Eala et de Kisantu », les aires protégées en plus d’être un outil essentiel pour la conservation de la biodiversité, atténuent et adaptent l’altération du climat. "Leur apport dans le développement économique durable, a-t-elle ajouté, est remarquable. Ce faisant, la population riveraine doit disposer des informations sur ces valeurs afin qu’elle les protège".

Telle est, d’après l’auteure, l’unique possibilité, pouvant amener cette population à défendre l’intérêt de la conservation de ces espaces pour toutes les échelles (locale, nationale, régionale et internationale). 

D.M


Schéma pour l’amélioration du social de l’enseignant en RDC

Le système de gestion des établissements scolaires privés de Mont Ngafula est tel que, les finances sont entre les mains des promoteurs ou de l’un des membres de leurs familles, l’administration et l’enseignement à tout personnel recruté.

Photo tirée sur médiacongo.net

Selon une étude menée récemment par Kumeso Mbanza intitulée «Regard sur le système de rémunération du personnel enseignant de quelques écoles privées agréées de la commune de Mont-Ngafula », la majorité du personnel enseignant sujet de son enquête atteste d'être soumise à ce système de gestion. Elle déplore, par ailleurs, le manque de maîtrise de gestion financière qu’accuse ce système. Un manque, dit-elle, qui ne permet pas de mettre tout le personnel dans des conditions de travail acceptables. A 91,1%, ce personnel enseignant nie sa participation, de quelque forme soit-elle, à la gestion financière des établissements scolaires qui les engagent. D’après Kumeso, l’engagement de certains enseignants se fait en violation même du code de travail en #RDC. Il renseigne, pour ce, que plusieurs enseignants qui ont participé à l’enquête n’avaient même pas un contrat du travail signé par les 2 parties et visé par l’Office National de l’Emploi. 

Mode de paiement des enseignants

Il s’avère, dans cette étude, que seulement 14,9% des sujets  d’enquête touchent un salaire fixe. Les restes se partagent entre le salaire sur base de l’ancienneté, du nombre d’élèves par salle de classe, du nombre d’heures prestées ou par qualification. Des modes de payement qui n’assurent en rien, ajoute l’auteur, le social du personnel enseignant. Pourtant il fait face à plusieurs besoins  tant physiologique que psychologique qui ne peuvent être satisfaits qu’avec un système de salaire fixe. Ce qui est d’ailleurs, le souhait de beaucoup d’enquêtés. Car, disent-ils, ce système leur garantirait la perception, chaque fin du mois, d’un salaire. 

A travers cette étude, l’auteur constate également que le système de rémunération, sinon de gestion du personnel enseignant n’est donc pas commun. Il fait remarquer, à cet effet, que chaque promoteur choisit un système de rémunération qu’il applique dans son école, qu’il plaise ou non à son personnel. Ainsi, il propose de calmer ce rythme en suggérant, à l’État congolais, l’application du SMIG et la réglementation de ce secteur afin de protéger ce personnel qui, en dépit d’énormes risques de maladies liées à ce métier, se met au travail pour former des futurs Lambert Mende, She Okitundu, Gilbert Kiakuama, Adolphe Muzitu, Vital Kamere et tant d’autres intellectuels du pays. Dans le cas où cette réglementation tardait, insiste-t-il, le promoteur devrait, lui, se contenter de 40% pour laisser 60% au personnel. Et, doit associer, sinon, confier la gestion financière à quelqu’un d’expérimenté et honnête pour assurer un social décent au personnel.

D.M

 

26 août 2017

Urbanisme et habitat en RDC : Impact environnemental

L’accroissement  des villes se fait suivant les normes urbanistiques afin d’éviter le déséquilibre social dans l’habitat ainsi que dans le mode de vie de citadins. Rapporte  Isina Mbongo dans son travail scientifique soutenu l’année dernière à l’Université pédagogique nationale (UPN), Faculté des sciences au département de Géographie et Science de l’environnement.

Dans son étude : « Organisation de l’habitat et son impact sur l’environnement dans le quartier vécu camp Luka dans la commune de Ngaliema », l’auteur parle de la problématique liée à l’organisation de l’habitat, soulignant que celle-ci est caractérisée, en terme d’évaluation, par la chronologie, les matériels et le coût de sa construction. Il révèle à cet effet, sur une taille d’échantillon de 128 enquêtés (79 Hommes et 79 Femmes) pour une population estimée à 128 796, le renseignement  tels que, 34% de construction de ce quartier datent de 1981, 31% de celle-ci est de type intermédiaire avec un taux de 48% de versement dans la rue et dans le trou des déchets bio et non dégradables.

Ce qui, dit-il, dérange la beauté de ce quartier de la capitale congolaise et le mode de vie de ses habitants.

En perspective de réorganisation spatiale, l’auteur suggère aux autorités de l’Etat, la redynamisation des projets gouvernementaux dans le domaine des logements sociaux et l’assainissement de l’environnement de l’habitat urbain des quartiers périphériques. Enfin, la sensibilisation de la population de ces coins sur l’hygiène dont le constat fait état d’une situation sanitaire inquiétante faute d’insuffisance des caniveaux  et de jets des déchets solides et liquides dans les lits des rivières environnantes et autre espace inapproprié.

Il y a longtemps que le gouvernement congolais initie, par le biais du ministère de tutelle, des activités visant l’amélioration des conditions sociales et environnementales de la population. Et ce, dans un contexte politique marqué par des crises sociétales particulières.

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kinshasa centre ville

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18 juillet 2017

Santé: Insuffisance d'informations l'une des causes de la faible implication des hommes dans la PTME du VIH à Yasa-Bonga (RDC)

L'insuffisance et l'ignorance d'informations sur la réduction de la TME est parmi les facteurs occasionnant la faible implication des hommes partenaires des femmes enceintes dans la prévention de la transmission Mère-Enfant (PTME) du VIH/SIDA à Yasa-Bonga dans le territoire de Masi-Manimba en RD Congo. Renseignent les co-auteurs (J. Kisiata, J.M Musitu Ukondalemba de l'ISTM Kikwit et J.Tshibangu de l'Université Pédagogique Nationale) dans une étude menée dans ledit  sur le thème" Facteurs Associés à la Faible Implication des Hommes Partenaires des Femmes Enceintes dans la PTME du VIH/SIDA".

Pour les auteurs, il y a plusieurs facteurs qu'il faut savoir au sujet de la faible implication des hommes dans cette lutte de réduction de la transmission du VIH/SIDA. Ces derniers sont d'ordre socio-démographique, géographique et cognitif. De ces 3 catégories de facteurs, poursuivent-ils,  l'aspect cognitif est un facteur clé pour la prévention de la transmission du VIH du fait que l'homme dépend de sa perception. De ce fait, étant la clé dans le risque et prévention de l'infection à VIH chez la femme, l'homme doit être mini des informations nécessaires sur des mesures préventives de ce fléau qui hypothèque la qualité de vie, fragilise la santé et la survie des femmes et des enfants et compromet la réalisation des objectifs nationaux de développement. Ainsi on peut espérer sauver des vies et réduire le taux de mortalité infantile et maternelle dans ce coin de la province de Kwilu en République Démocratique du Congo.

D'après des informations sur cet article, sur les 7 349 femmes enceintes attendues en 2013 à la Consultation Pré-Natale (CPN), 7033 ont refusé de souscrire au dépistage du VIH, soit 95,7% d'un côté, d'autre part, les partenaires de 316 testées ne se sont pas fait dépister dans le cadre de la CPN, soit 0%. Pour les 26 femmes dont le test s'est avéré positif, 24 n'accédaient pas au Traitement Antirétroviral (TAR). Les facteurs liés à ce comportement sont à lire ici:Facteurs_Associés à la_Faible_Implication.

Pour lutter contre la transmission Mère-Enfant du VIH/SIDA, les co-auteurs de l'article recommandent aux autorités sanitaires  de cette juridiction d'intensifier des actions de sensibilisation et de réorganiser les services afin de permettre aux éléments masculins d'y participer au lieu de les toujours responsabiliser dans la PTME du VIH/SIDA.

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