Le système de gestion des établissements scolaires privés de Mont Ngafula est tel que, les finances sont entre les mains des promoteurs ou de l’un des membres de leurs familles, l’administration et l’enseignement à tout personnel recruté.

Photo tirée sur médiacongo.net

Selon une étude menée récemment par Kumeso Mbanza intitulée «Regard sur le système de rémunération du personnel enseignant de quelques écoles privées agréées de la commune de Mont-Ngafula », la majorité du personnel enseignant sujet de son enquête atteste d'être soumise à ce système de gestion. Elle déplore, par ailleurs, le manque de maîtrise de gestion financière qu’accuse ce système. Un manque, dit-elle, qui ne permet pas de mettre tout le personnel dans des conditions de travail acceptables. A 91,1%, ce personnel enseignant nie sa participation, de quelque forme soit-elle, à la gestion financière des établissements scolaires qui les engagent. D’après Kumeso, l’engagement de certains enseignants se fait en violation même du code de travail en #RDC. Il renseigne, pour ce, que plusieurs enseignants qui ont participé à l’enquête n’avaient même pas un contrat du travail signé par les 2 parties et visé par l’Office National de l’Emploi. 

Mode de paiement des enseignants

Il s’avère, dans cette étude, que seulement 14,9% des sujets  d’enquête touchent un salaire fixe. Les restes se partagent entre le salaire sur base de l’ancienneté, du nombre d’élèves par salle de classe, du nombre d’heures prestées ou par qualification. Des modes de payement qui n’assurent en rien, ajoute l’auteur, le social du personnel enseignant. Pourtant il fait face à plusieurs besoins  tant physiologique que psychologique qui ne peuvent être satisfaits qu’avec un système de salaire fixe. Ce qui est d’ailleurs, le souhait de beaucoup d’enquêtés. Car, disent-ils, ce système leur garantirait la perception, chaque fin du mois, d’un salaire. 

A travers cette étude, l’auteur constate également que le système de rémunération, sinon de gestion du personnel enseignant n’est donc pas commun. Il fait remarquer, à cet effet, que chaque promoteur choisit un système de rémunération qu’il applique dans son école, qu’il plaise ou non à son personnel. Ainsi, il propose de calmer ce rythme en suggérant, à l’État congolais, l’application du SMIG et la réglementation de ce secteur afin de protéger ce personnel qui, en dépit d’énormes risques de maladies liées à ce métier, se met au travail pour former des futurs Lambert Mende, She Okitundu, Gilbert Kiakuama, Adolphe Muzitu, Vital Kamere et tant d’autres intellectuels du pays. Dans le cas où cette réglementation tardait, insiste-t-il, le promoteur devrait, lui, se contenter de 40% pour laisser 60% au personnel. Et, doit associer, sinon, confier la gestion financière à quelqu’un d’expérimenté et honnête pour assurer un social décent au personnel.

D.M